
Des conditions de financement toujours élevées qui renforcent l’intérêt d’anticiper les besoins d’emprunt des collectivités.
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Les conditions de financement des collectivités atteignent des niveaux particulièrement élevés. Dans ce contexte, la préparation en amont des besoins d’emprunt constitue un véritable levier pour mieux maîtriser le coût de ses financements.
Des niveaux de taux toujours élevés
Sur les financements à taux fixe, les niveaux moyens observés s’établissent aujourd’hui autour de :
- 4,14 % sur 20 ans
- 4,55 % sur 25 ans
Les financements indexés sur l’Euribor affichent également des marges significatives :
- +1,01 % sur 20 ans
- +1,26 % sur 25 ans
Ces niveaux invitent les collectivités à intégrer davantage la question du financement dans leur stratégie budgétaire et leur programmation pluriannuelle.
Anticiper pour mieux maîtriser le coût
Au-delà du niveau des taux, le calendrier de préparation du financement peut lui-même avoir un impact.
Plus une collectivité anticipe son besoin, plus elle dispose de temps pour analyser les conditions de marché, structurer son financement et identifier les opportunités.
À titre indicatif, l’anticipation peut représenter jusqu’à :
- +10 points de base avec un départ à 6 mois ;
- +15 points de base avec un départ à 12 mois ;
- +16 points de base avec un départ à 24 mois.
L’objectif n’est donc pas simplement de rechercher le meilleur taux au moment où le besoin se présente, mais de préparer suffisamment tôt sa stratégie de financement.
Une stratégie qui se prépare en amont
Alors que les perspectives à court terme ne laissent pas entrevoir d’amélioration significative des conditions de financement, les collectivités ont intérêt à intégrer leurs besoins d’emprunt le plus tôt possible dans leur planification.
Cette anticipation permet notamment de :
- mieux programmer les besoins de financement ;
- suivre l’évolution des conditions de marché ;
- disposer de davantage de marges de manœuvre dans le choix des solutions ;
- limiter le coût global des financements.
Anticiper ses besoins de financement, c’est se donner davantage de marges de manœuvre.
Dans un environnement de taux encore élevé, la gestion de la dette ne se limite donc pas au choix d’un financement : le bon timing fait également partie de la stratégie.